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Rozbitá tužka první filmařky Alice Guyové

Paris, 1896. Dans le bureau de la société Gaumont, Alice Guy écrit une lettre importante. Soudain, son crayon se casse.

Elle regarde la pointe cassée sur la table. Autour d’elle, des hommes parlent de caméras. Pour eux, le cinéma sert surtout à filmer les trains, les rues et les ouvriers. Mais Alice pense autrement. Elle imagine des personnages, des costumes et une histoire.

« Une caméra peut aussi raconter une histoire », pense-t-elle.

Elle prend un autre crayon et termine ses lettres. Puis elle garde le crayon cassé dans sa main et va voir Léon Gaumont, le directeur.

— Vous avez une minute ? demande Alice. — Une minute, pas plus. — Je voudrais faire un film avec une histoire. Une femme pourrait découvrir des bébés dans des choux.

Gaumont la regarde, surpris. Alice est secrétaire et, à cette époque, peu de femmes dirigent des projets de cinéma. Elle a peur, mais elle ose continuer :

— Le cinéma peut montrer les rêves, pas seulement la réalité.

— Vous pouvez essayer après votre travail au bureau, répond-il.

Cette réponse ouvre une porte. Alice prépare un décor, trouve des acteurs et organise les scènes. Son film s’appelle La Fée aux Choux. Il raconte une histoire simple et drôle. Pour Alice, c’est une nouvelle façon de faire du cinéma.

Plus tard, elle réalise de nombreux films et dirige un studio aux États-Unis. Pendant longtemps, on oublie une partie de son travail, mais son nom revient peu à peu dans l’histoire du cinéma.

Le soir, Alice regarde le crayon cassé. Il représentait un problème. Maintenant, il ressemble au début d’une nouvelle histoire.