Padirac-slugten, der hviskede ved daggry
A2 · Nature & Adventure
Léa arrive au Gouffre de Padirac à six heures du matin. Le soleil est bas et orange. Le parking est vide. Elle est seule. Son oncle Gérard est guide ici depuis vingt ans. La semaine dernière, il lui a dit : « Viens très tôt, avant les touristes. Écoute le gouffre. Il parle. » Léa pensait que son oncle était un peu fou, mais la curiosité était trop forte.
Elle s'approche du bord. Le gouffre est un immense trou noir dans la terre calcaire. Elle ne voit pas le fond. Une odeur froide et humide monte de l'abîme. Elle attend. Pendant cinq minutes, il n'y a rien. Juste le vent dans les chênes. Puis, un son monte doucement : une voix lointaine, comme de l'eau qui chante. Léa ferme les yeux. C'est la rivière souterraine, cent mètres plus bas. Léa veut mieux entendre. Elle fait un pas en avant. Trop près. Son téléphone glisse de sa poche et disparaît dans le noir. « Non ! » crie-t-elle, mais c'est trop tard.
Vingt minutes plus tard, la voiture de l'oncle Gérard arrive. Il sourit en voyant Léa. « Tu es là si tôt ? » « J'ai entendu le murmure, oncle Gérard. Mais j'ai perdu mon téléphone dans le gouffre. » Gérard rit joyeusement. « Tu as entendu le murmure ! C'est rare. Très peu de gens l'entendent. » « Et mon téléphone ? » demande Léa. Il hausse les épaules. « Il y a beaucoup de téléphones au fond, mais très peu de personnes connaissent la voix de la rivière. » Léa regarde le gouffre. Le soleil monte. En bas, la rivière continue de chanter pour elle. Elle ne pense plus à son téléphone. Elle est heureuse.