从巴黎邮政气球上掉落的信
A2 · History
En novembre 1870, l’armée prussienne encercle Paris. Les routes et les trains ne fonctionnent presque plus. Les habitants ont faim et froid, et les nouvelles sortent difficilement de la ville.
Pour envoyer le courrier, on utilise de grands ballons. On les appelle des ballons-poste. Ils passent au-dessus des soldats ennemis et emportent des sacs de lettres.
Un matin, près d’un village de Normandie, Étienne Marchand travaille dans un champ. Il a dix-neuf ans. Le ciel est gris et le vent souffle fort. Tout à coup, un petit paquet tombe près de lui. Étienne l’ouvre. Il trouve plusieurs lettres. Une enveloppe est adressée à Madame Louise Valin, dans un village à douze kilomètres.
Étienne connaît Louise. Elle attend des nouvelles de son fils Auguste, qui est à Paris. Il met la lettre dans sa poche et prend son vieux vélo et un petit sac avec du pain. Sa mère lui dit : — Attends demain. La route est dangereuse. — Cette lettre a déjà traversé le ciel. Elle peut bien traverser un pont, répond-il.
Près du pont, trois soldats prussiens l’arrêtent. Étienne cache la lettre sous sa chemise. — Où allez-vous ? — Je porte du pain à ma tante. Le soldat regarde son sac. Il contient vraiment un morceau de pain. Après un moment, il le laisse passer.
Le soir, Étienne arrive chez Louise. Ses mains tremblent. Elle lit la lettre : « Chère maman, je suis vivant. Nous avons peu à manger, mais je garde courage. Quand Paris sera libre, je rentrerai. Ton fils, Auguste. »
Louise pleure de joie. — Alors, je vais l’attendre, dit-elle.
Pendant le siège, des ballons-poste quittent Paris avec le courrier. Certaines lettres se perdent. Mais celle d’Auguste arrive à la bonne porte.