La Bête du Gévaudan Frappe EncoreB1Myths & LegendsListen to the whole story10 SchlüsselwörterSchlüsselvokabelnLe village de Saint-Flour dormait mal depuis trois semaines. On avait trouvé des traces dans la neige — trop grandes pour un loup, trop profondes pour un chien. Un mouton avait disparu. Puis deux autres. Les anciens du village parlaient à voix basse dans la taverne, et le mot qu'ils évitaient de prononcer était toujours dans l'air : la Bête. Marguerite, elle, n'y croyait pas. « C'est une histoire pour faire peur aux enfants », dit-elle un soir à son voisin Pierre, qui barricadait sa fenêtre avec du bois épais. « Nous sommes en 1765, Pierre. Il n'y a pas de monstre dans nos forêts. » Pierre ne répondit pas tout de suite. Il continua à planter ses clous, méthodiquement, sans la regarder. « Tu penses ce que tu veux, Marguerite. Mais moi, j'ai vu quelque chose la semaine dernière, près du moulin. Et je n'ai pas envie de le revoir. » « Qu'est-ce que tu as vu, exactement ? » « Une silhouette. Trop grande. Trop rapide. Et des yeux qui brillaient dans le noir comme deux braises. »Absatz übersetzenMarguerite haussa les épaules et rentra chez elle. Trois jours plus tard, elle regretta sa fierté. Ce soir-là, elle était sortie après le dîner pour aller chercher sa chèvre, Blanche, qui n'était pas rentrée à l'étable. Il faisait froid et le ciel était sans lune. Elle portait une lanterne, mais sa lumière ne portait pas loin dans l'obscurité des arbres. « Blanche ! » appela-t-elle doucement. « Allez, viens ! » Elle entendit d'abord un silence. Pas un silence normal — un silence lourd, comme si la forêt retenait son souffle. Les oiseaux ne chantaient plus. Le vent s'était arrêté. Et puis elle vit Blanche. La chèvre se trouvait au bord de la forêt, immobile, les oreilles dressées, les yeux grands ouverts de terreur. Elle ne bêlait pas. Elle était paralysée.Absatz übersetzenMarguerite suivit le regard de Blanche. Dans les arbres, quelque chose bougea. Lentement, d'abord. Puis elle aperçut — non, elle sentit — une présence. Une masse sombre, plus haute qu'un loup sur ses pattes, qui se déplaçait entre les troncs. Et deux points lumineux, rougeâtres, qui la regardaient directement. Son cœur s'arrêta une seconde. Puis il repartit, très vite. Elle n'avait qu'une pensée : ne pas courir. Elle avait entendu dire que la Bête attaquait ce qui fuyait. Alors elle resta debout, la lanterne tremblante dans sa main, et elle recula lentement, un pas après l'autre, en tirant Blanche par le cou. La silhouette ne bougea plus. Ce n'est qu'une fois rentrée, la porte fermée à double tour, que Marguerite s'autorisa à respirer.Absatz übersetzenLe lendemain matin, elle alla frapper chez Pierre. Il ouvrit la porte et la regarda un long moment. Son visage ne montrait ni satisfaction ni moquerie. Juste une sorte de compréhension calme. « Tu as vu quelque chose », dit-il. Ce n'était pas une question. « Oui », dit Marguerite. Elle hésita. « Je suis désolée de ne pas t'avoir cru. » Pierre hocha la tête et s'écarta pour la laisser entrer. « Entre. Je vais faire du café. Et après, on va aller parler au garde-chasse ensemble. » Marguerite s'assit près du feu. Ses mains tremblaient encore un peu. Elle regardait les flammes et pensait à ces deux yeux rouges dans l'obscurité — à cette chose qui aurait pu avancer, et qui ne l'avait pas fait. Elle ne savait pas ce qu'elle avait vu. Elle ne savait pas si c'était un animal, une légende, ou autre chose encore. Mais elle savait une chose avec certitude : certaines questions méritent d'être prises au sérieux avant que la nuit arrive.Absatz übersetzenGeschichten für AnfängerAbgestufte LesebücherKurzgeschichtenMyths & Legends storiesDie App hat über 200 French Geschichten. Lies weiter.In der App fortfahrenKostenlos testen · iOS & AndroidVerständnisprüfungVerständnisfragen0 of 3 beantwortet1Warum ist Marguerite zu Beginn der Geschichte skeptisch gegenüber dem Biest?CSie glaubt, Pierre versucht, ihr einen Streich zu spielen.BSie denkt, es sei nur eine Geschichte, die Kinder erschrecken soll.ASie glaubt, es sei nur ein Wolf aus den Bergen.2Was verursacht die Stille, die Marguerite im Wald bemerkt?CEine schwere Stille, als ob der Wald den Atem anhielte.BDas Dorf schlief und alle waren leise.ADas kalte Wetter veranlasste die Vögel, nach Süden zu fliegen.3Wie reagiert Marguerite, als sie endlich die Augen des Wesens sieht?CSie benutzt ihre Laterne, um zu versuchen, das Wesen zu verscheuchen.BSie lässt ihre Laterne fallen und rennt zurück ins Dorf.ASie bleibt standhaft und weicht langsam zurück.Überprüfen Sie Ihr Verständnis, bevor Sie fortfahren.ResetAntworten überprüfen